• Y a-t-il quelqu’un pour débarrasser la France de Macron ? - par Guy Millière

     

    Publié par Guy Millière le 4 août 2018

     

    Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de France. On le savait depuis longtemps. Cela ne fait que se confirmer d’une manière de plus en plus flagrante.

    Les présidents de la république qui ont précédé Emmanuel Macron n’étaient, depuis longtemps, pas présentables.

    À chaque élection, on pouvait se demander s’il était possible de tomber plus bas.

    Après François Hollande, l’homme qui faisait du scooter rue du Cirque pour aller voir sa maîtresse (quel nom de rue approprié pour ce genre d’activité !), on pouvait penser que le pays avait touché le fond.

    On a pu voir que l’électorat français était capable de creuser plus profond encore.

     

    De nombreux signes indiquaient qu’avec Macron, le pire allait se produire, mais nul ou presque n’a voulu le voir, ou, en tout cas, un nombre très insuffisant de gens.

    Incitées par un imposteur à « penser printemps », des multitudes ont « pensé printemps » en se rendant dans l’isoloir.

    On me dira que l’électorat français n’est pas totalement responsable, que les grands médias ont tout fait pour vendre le produit Macron, pour cacher ses défauts de fabrication et ses vices cachés, et pour le décrire comme merveilleux.

    On me dira aussi qu’aucun journaliste d’investigation ne s’est penché sur de nombreux détails qui montraient qu’il y avait tromperie sur la marchandise. On me dira encore que, dès lors que François Fillon avait été éliminé, et qu’il ne restait que Marine Le Pen, il n’y avait plus de choix.

    Je n’adhère à aucun de ces arguments.

    Quiconque voulait s’informer sur le produit Macron disposait d’internet et de médias alternatifs, et pouvait tout savoir des défauts de fabrication et des vices cachés.

    Des journalistes d’investigation ne travaillant pas pour les grands médias se sont penchés sur les détails sur lesquels il fallait se pencher et ont montré la réalité.

    Un degré d’anesthésie et de consentement consternant règne en France. François Fillon n’était sans doute pas le candidat idéal, mais il aurait incontestablement été un meilleur Président que Macron.

    Il était possible de le voir avant de l’éliminer, et de céder à la campagne de presse et de justice montée contre lui.

    Marine Le Pen elle-même pouvait susciter des réticences, et on pouvait avoir des réserves sur son programme (j’en avais et j’en ai toujours), mais laisser entendre que son éventuelle élection serait un retour du nazisme était répugnant.

    Macron l’ayant laissé entendre, il aurait dû en résulter un dégoût immense, la certitude que Macron était un être sordide, et une décision générale de ne pas voter Macron et de le rendre illégitime d’emblée, par une abstention massive.

    L’anesthésie et le consentement s’accompagnent en France de l’évidence flagrante qu’il est possible de traiter une large part de la population comme un ensemble de moutons qu’on peut aisément mener vers l’abattoir.

    Le résultat, quoi qu’il en soit, est là.

    Macron est à l’Élysée.

    Il brasse du vent et ne réforme rien, sinon de manière cosmétique.

    Il laisse le pays glisser vers le déclin et le délitement.

    Il laisse le changement de population, l’islamisation et l’insécurité se poursuivre et même s’exacerber.

    Et il incarne au sommet du pouvoir un mélange d’incompétence, de corruption et d’accointances avec des voyous, des « pédés » fiers de l’être, et d’autres gens infréquentables dignes de ceux qu’on rencontre dans des pays faillis du tiers-monde.

    C’est uniquement parce que les grands médias ont, pendant quelques jours, à l’occasion de ce qui s’appelle désormais « l’affaire Benalla », lâché Macron que le mélange susdit est devenu vraiment visible.

    Les grands médias sont déjà en train de refermer le couvercle qu’ils ont un instant soulevé.

     

    Une opportunité aurait pu s’offrir pour que le vent de liberté et de retour à la souveraineté et à la démocratie qui souffle ailleurs en Europe, de la Hongrie à l’Italie et à l’Autriche, et que Macron a osé qualifier de vent mauvais souffle sur la France.

    L’opportunité a été manquée. Elle ne pouvait que l’être, sans doute. Et si on pose la question : y a-t-il quelqu’un pour débarrasser la France d’Emmanuel Macron, la réponse semble être, pour l’heure, non, hélas.

    L’anesthésie et le consentement sont trop puissants. Les moutons continuent d’avancer vers l’abattoir.

    Il est très tard.

    Est-il trop tard ? Je déteste la réponse qui me vient à l’esprit, et j’espère vraiment me tromper.

    Guy Millière

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    Guy Millière

    Guy Millière

    Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l'Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication et Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis. Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France. Expert auprès de l’Union Européenne en bioéthique, Conférencier pour la Banque de France. Ancien visiting Professor à la California State University, Long Beach. Traducteur et adaptateur en langue française pour le site DanielPipes.org. Editorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, Frontpage Magazine, upjf.org. Membre du comité de rédaction d’Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman. Rédacteur en chef de la revue Liberalia de 1989 à 1992 Il a participé aux travaux de l'American Entreprise Institute et de l'Hoover Institution. Il a été conférencier pour la Banque de France, Il a participé à l'édition d'ouvrages libéraux contemporains comme La constitution de la liberté de Friedrich Hayek en 1994 dans la collection Liberalia, puis dans la collection « Au service de la liberté » qu'il a créée aux éditions Cheminements en 2007. Il a également été rédacteur en chef de la revue éponyme Liberalia de 1989 à 1992. Il a été vice-président de l'Institut de l'Europe libre ainsi que Président et membre du conseil scientifique de l'Institut Turgot. Il fait partie du comité directeur de l'Alliance France-Israël présidée par Gilles-William Goldnadel. Il est l'auteur de plus d'une vingtaine d'ouvrages.  

     

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  • Commentaires

    2
    sankara
    Vendredi 10 Août à 09:53

    Pourquoi nous débarrasser de Macron ? Parce qu'il n'est pas suffisamment sioniste ? Guy Millière a-t-il une meilleure proposition pour la France ? Car Macron en tant qu'émissaire des banques juives et fervent partisan de la non-culture mondialiste devrait le satisfaire...

    Sans être nationaliste xénophobe j'aimerais un chef d'Etat qui défende notre souveraineté , les 30 000 communes  trésor méprisé de la France et qui soutienne les départements, l'agriculture familiale et tout ce qui fait le tissu et la richesse de ce territoire exceptionnel.

    Macron n'est qu'une marionnette arrogante.

      • Vendredi 10 Août à 13:54

        Un homme comme POUTINE m'irait très bien.

         

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