• UCMF : Parole par … Erwan Coïc

     

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    JANVIER 2018

    Nous vous souhaitons une très belle année 2018 !


    On souhaite traditionnellement lors des vœux pour la nouvelle année, le bonheur, la prospérité, la santé... Evidemment que nous vous souhaitons tout cela, et plus que jamais ! Mais également de l'inventivité, de l'énergie, de la force et du courage pour que vos rêves prennent forme et que vos projets voient le jour !

     

    Parole par … Erwan Coïc

    A nous, à vous, les jeunes compositeurs de musiques à l’image,

     

    Après 5 ans en tant que compositeur de musique à l’image et près d’une 20ène de projets de divers types sur lesquels j’ai eu le plaisir de travailler, je fais le constat suivant : le chemin est ardu pour chacun de nous et il est difficile, voir prétentieux d’espérer pouvoir vivre exclusivement et décemment de son art les premières années.

    Une compositrice de l’UCMF disait dans un entretien « il faut 15 ans pour qu’un compositeur de musiques à l’image puisse vivre de sa passion »… Armons-nous de patience dans ce cas ! Motivé et dynamique, nous nous évertuons pourtant à essayer de raccourcir le temps… Mais c’est un fait, pour nous les « nouveaux compositeurs», cela va être long, cela va être difficile, cela va être économiquement une profession de foi, que de vouloir percer et s’épanouir dans ce métier, dans notre art. Et ensuite il faudra aussi perdurer…

    Pour faire carrière, outre le talent, l’écoute et toutes les qualités intrinsèques de base nécessaires, il faut avoir du réseau. Sans réseau, point de salut !

    Ensuite, on s’entend souvent dire « à Paris c’est mieux » ! Hors de la capitale il est bien compliqué d’avancer dans le milieu professionnel, et ce malgré les progrès technologiques pour communiquer et travailler à distance.

    Il faut aussi de la trésorerie et/ou une activité économique autre à côté le temps de faire son trou. Combien d’autres métiers ont-ils à faire cela ? Faire deux jobs, voir plus, en simultané ? C’est pourtant le quotidien des compositeurs de musiques à l’image de cumuler les activités, artistiques ou autres, en plus de la vie de famille. Joli planning…

    D’autant plus que les budgets vous étant proposés sur les films et les durées imparties pour créer ne sont pas vraiment là. Quand on ne vous propose pas, comme trop souvent, de livrer la musique gratuitement pour hier en vous mettant en participation sur les films dont on ne sait jamais le succès qu’ils auront et si donc vous serez finalement rétribué, ni quand vous le serez… Il faut donc apprécier la cuisine italienne, et notamment savourer assez régulièrement de bons plats de pates, mais sans trop de sauce…

    Concrètement, aujourd’hui notre profession est encore bien trop faible, notamment car elle n'est pas encore assez organisée et reconnue à ce jour, même si certains se mobilisent comme à l’UCMF, qui est juste pour notre profession le début d’un miracle d’actions et de bonnes volontés réunies !

    C’est un fait : vous devez lutter économiquement de manière isolée à chaque projet qui vous est proposé. Notamment parce que vous n’avez pas de tarif légal minimum obligatoire vis-à-vis du CNC ou de la télévision, comme c’est le cas pourtant des autres intervenants du cinéma (comme pour un réalisateur par exemple). Et pourquoi donc ? Est-ce juste ? Je ne le pense pas. Pourquoi ne pas avoir un tarif minimum à la minute de musique originale composée ou utilisée sans quoi le film n’aurait pas son agrément CNC ? Ou toute autre proposition… Et je ne parle même pas de la cession de l’édition totale ou partielle aux diffuseurs ou producteurs… juste scandaleux…

    Nous ne somme pas assez organisés en terme de filière « terrain », comme cela se fait de plus en plus au USA, de manière privée depuis 20 ans, via des compositeurs reconnus comme Hans Zimmer, Michael Young, et beaucoup d’autres à présent, qui ont su créer des équipes de travail permettant d’être force de proposition derrière une « tête de gondole » vis-à-vis des maisons de production et des studios, et permettant de faire vivre les compositeurs et d’en faire émerger certains ensuite.

    Au final, quand on sait qu’un simple chauffeur employé par les studios hollywoodiens gagne plus de 100.000 dollars US par an, tandis qu’un jeune compositeur de musiques à l’image français ne peut pas vivre de son art alors qu’il travaille et est pourtant juridiquement l’un des trois auteurs d’un film, cela me laisse songeur… Il doit y avoir comme un problème quelque part… non ? Une histoire de dernière roue du carrosse ou un truc du genre…

    J’en conclus qu’en restant désunis et désorganisés, nous resterons faibles. C’est pour cela qu’il est important en 2018 de tous nous mobiliser, de mobiliser nos collègues, d’être pro actifs en ce sens, afin d’être une force de proposition en faisant bloc derrière l’UCMF pour nous représenter avec plus de poids dans la filière des médias. L’union fait la force, est-t-il nécessaire de le rappeler ?

    Bonne année 2018 à tous, la santé et plein de beaux projets musicaux à vous tous !

    Erwan COIC.

    http://www.erwancoic.com/presse/

     

     http://www.erwancoic.com/presse/

     

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