• Synthwave : Tout savoir de ce genre venu des années 2080

     

    Synthwave : Tout savoir de ce genre venu des années 2080

     

    Synthwave… Si ce terme ne vous dit absolument rien, c’est que vous n’êtes d’une part, jamais venu sur Synthspiria auparavant, et d’autre part, jamais monté dans une DeLorean DMC-12 avec votre vieux synthétiseur dans le coffre en faisant des allers-retours entre les années 80 et  2080, tout en faisant une pause casse-croûte dans notre bon vieux présent. Rien que ça ouais.

    Pour se mettre dans l’ambiance

    La Synthwave, c’est un peu la résultante d’un tel voyage spatio-temporel, un vrai de vrai. Bon, personne ne l’a jamais réellement fait me diriez-vous , mis à part ce bon vieux Doc Emmett Brown et ce cher Marty McFly même si certains partisans de la théorie du complot s’accorderont à qu’il ne s’agit là que d’une simple histoire fictionnelle. Mais trêve de plaisanterie et passons au vif du sujet. Parce que oui, on entend ce nom un peu partout, Synthwave par-ci, Synthwave par là, particulièrement dans le domaine de la musique électronique. Normal, c’en est !

    Si vous n’êtes pas un habitué de Synthspiria, ce genre musical vous est peut-être difficile à appréhender, voire complètement inconnu. Autrement, restez avec nous quand même, ça vaut le coup ! Alors, qu’est-ce que la Synthwave ? C’est ce que nous allons voir et décortiquer dans ce splendide et assez long dossier… Alors enfilez vos Nike Dunk de 1986, votre vieille veste Members Only, vos lunettes Ray-Ban Aviator et préparez vous à voyager à 88mph dans une Ferrari Testarossa 512 TR !

    Les origines de la Synthwave

    La Synthwave -également appelée Retrowave (mais la Retrowave est plus attrait à tout ce qui touche à la renaissance du Rétro, dont fait partie la Synthwave justement) -, puise ses sources dans tout ce qui touche aux années 80. C’est ce à quoi on résumerait le plus facilement ce mouvement musical. Il est donc normal dans un premier temps de penser que ses origines sont ancrées à cette même période, ce qui n’est pas totalement faux, puisque les principales sonorités et instruments typiques de la Synthwave sont similaires à d’autres genres ayant fait les bonnes heures de cette décennie, comme la musique électronique en général, la synthpop, la new wave, la musique progressive et la space music par exemple, bien connues des fans de Jean-Michel Jarre et de son synthétiseur analogique Eminent 310 U.

    Ce ne sont que des exemples de genres influents parmi d’autres, le mouvement ayant évolué et évoluant toujours à grande vitesse, en s’appropriant et expérimentant différents mélanges de genres plus atypiques. Mais grosso merdo, la Synthwave peut se résumer à une reprise et inspiration des genres employant des synthétiseurs, des boites à rythmes et autres instruments des eighties en y ajoutant des sonorités modernes issues de la musique électronique actuelle. Mais poussons un peu plus loin.

    Jean Michel Jarre

    Jean-Michel Jarre

    Les débuts de la Synthwave

    C’est au début des années 2000 qu’on peut retrouver les premiers balbutiements de la Synthwave.  En plein renouveau de la musique électronique, cette musique se caractérisait d’une composition instrumentale, inspirée des mélodies au synthétiseur issues des bandes-originales de films de science-fiction et d’action, principalement de série B d’époque. La plupart de ces films de séries B étant devenus les blockbusters d’aujourd’hui.

    Cependant, durant ces premières années de ce nouveau millénaire, ce genre musical n’est pas encore nommé, ni même qualifié. En effet, à cette période, la musique électronique prenait un nouvel essor, notamment en France. On peut par exemple citer le titre Superheroes des Daft ou encore Rubicon d’Alan Braxe & Fred Falke. Et la musique électronique qui sonnait à cette période, c’était celle installée par Daft Punk, Laurent Garnier, Robert Miles, Alan Braxes et autres compères. Une musique électronique dont la rythmique se ressentait et se caractérisait plus envers des genres bien connus et reconnus aujourd’hui comme la House, la Funk et la Techno, dans les grandes lignes. Cependant, ce que va devenir la Synthwave poursuit son petit bout de chemin à côté, constituant petit à petit sa fanbase de niche lui permettant de prendre de l’ampleur à travers certains artistes, jusqu’à connaître ses premières heures de gloire quelques années plus tard !

    Daft Punk

    Daft Punk

    Quelques années plus tard, la Synthwave est née !

    C’est dans les années suivants l’année 2005 que la Synthwave actuelle s’installe véritablement avec des noms d’artistes comme David Grellier (membre du groupe Sexy Sushi en tant que Mitch Silver) alias College, ou bien encore Minitel Rose, Louis la Roche, Anoraak, Electric Youth et Kavinsky. Oui, Kavinsky, le compositeur de la bande originale du long-métrage Drive réalisé par Nicolas Winding Refn, avec Nightcall, album sorti et composé en 2010 par Kavinsky et produit par Guy-Manuel de Homem Christo des Daft Punk. La boucle est bouclée comme dirait l’autre qui suit un minimum dans le fond. C’est tout un beau monde principalement issu de la musique électronique française qui donna naissance à la Synthwave.

    En 2005, était notamment sorti par Kavinsky l’album Teddy Boy au label Record Makers avec l’un des morceaux les plus emblématiques et précurseurs de ce mouvement : Testarossa Autodrive, qui renvoie à la Synthwave sous sa dénomination et son genre « Outrun », de par son titre dans un premier temps mais aussi par sa composition. On s’imagine alors très facilement au volant d’une Ferrari Testarossa, en pleine nuit, rouler à vive allure, les reflets des néons et lampadaires glissants sur la carrosserie. Ce n’est pas sans rappeler les futures productions de Kavinsky, comme par exemple son clip du morceau Protovision, issu de l’album OutRun en 2013. La boucle est de nouveau bouclée.

     

    Parallèlement, en 2007, David Grellier lançait son projet musical en solo sous le nom de College ainsi que le collectif Valérie, un réseau artistique nantais dans lequel on retrouve Anoraak, Minitel Rose, The Outrunners, Maethelvin ou bien encore Russ Chimes. Cette même année voit le jour l’EP Teenage Color et un album du nom de Secret Diary, deux productions célébrant la nostalgie des années 80 à travers des sonorités kitsch, marque de fabrique sur laquelle la Synthwave se repose le plus principalement.

    Quelques années plus tard, alors que le collectif avait véritablement ancré sa patte et pris une place importante dans la production de musique électronique, fut lancé en collaboration avec Electric Youth et College le morceau A Real Hero, morceau également emblématique de la bande originale de Drive. Une collaboration qui se voit rejoindre par Kavinsky et son morceau tout aussi populaire Nightcall, ainsi que la piste Under Your Spell du groupe Synthpop Desire.

     

    La Synthwave, sous sa forme Outrun notamment, se présente alors au grand public suite à la promotion du film et sa sortie, remarqué par son ambiance, sa réalisation, sa photographie, son esthétisme, son casting et bien entendu sa bande originale, permettant un retour à l’imagerie des années 80, transmise principalement par la musique. C’est par ailleurs grâce au succès de Drive qu’a vu le jour le jeu vidéo indépendant Hotline Miami de Devolver Digital, qui a grandement contribué à l’expansion de la Synthwave.

    Ce genre musical est très bien adapté aux bandes originales, car il est composé en grande partie de sonorités instrumentales. Depuis cette révélation au grand public avec Drive, la Synthwave s’est beaucoup développée et de nouveaux artistes sont apparus, comme Lazerhawk, Perturbator, Lost Years, Carpenter Brut, Mitch Murder, Daniel Deluxe, Futurecop!, VHS Glitch, Miami Night 1984, Mega Drive, Bourgeoisie, The Midnight, Betamaxx, Dan Terminus, Droid Bishop, Däs Mortal, Absolute Valentine, Botnit,… et je vais m’arrêter là car il y en a beaucoup, vraiment beaucoup…

    Perturbator en live

    Perturbator

    Pendant cette période, au vu de l’affluence de nouveaux compositeurs, plusieurs labels indépendants se multiplient et apparaissent et se focalisent principalement sur des artistes du genre comme Telefuture Records, Rosso Corsa Records, Valerie Collective, Lazerdiscs Records, Future City Records, New Retro Wave Records, Sunlover Records et compagnie. Dans les termes choisis, là aussi on est dans une vision de rappeler les années 80 et la nostalgie de cette décennie. La Synthwave prend alors enfin son envol !

    Les instruments analogiques, numériques et logiciels

    Naturellement, de par son nom et ce qui a déjà été dit précédemment, vous vous doutez bien que l’instrument principal est le synthétiseur et le clavier. Parce que oui, “Synth”wave hein, pas bien compliqué. Et comme le disait si bien Pete de The Synth Squad (podcast français sur la Synthwave) : “Sinon ça ne serait que de la Wave”. Et de la wave, cela s’apparente à ce qu’on retrouve sur le Soundcloud du collectif Wavemob par exemple. C’est différent.

    Parmi ces synthétiseurs, présents ou bien souvent imités, on retrouve certains instruments mythiques et influents tels que l’E-Mu Emulator II, le Korg Polysix, le Minimoog Voyager, l’Oberheim OB-X et tant d’autres. Des instruments qu’utilisaient les plus grands comme Tangerine Dream, Depeche Mode, Jean-Michel Jarre, Vangelis, John Carpenter, etc.

    Alors certes, la gamme a désormais évolué, mais ce fut un petit tour d’horizon des différents modèles rêvés, dont les sons inspirent beaucoup d’artistes, poussant à les imiter et les reproduire avec les techniques modernes actuelles, de manière numérique pour la plupart.

    Tangerine Dream

    Tangerine Dream

    Autre instrument caractéristique du mouvement Synthwave, la boite à rythme, en anglais drum machine (c’est toujours plus classe en anglais…) avec des kicks, des caisses claires, des Hi-Hat retravaillés, compressés, filtrés pour que l’ensemble sonne eighties avec une rythmique House & Groovy.

    Autrement d’autres instruments viennent s’ajouter à ce méli-mélo d’instruments analogiques, numérique et de logiciels, tels que des guitares électriques, quelques panoplies d’instruments à vent, des batteries, etc. De toutes sortes finalement, venant caractériser alors la patte d’un artiste ou l’appartenance à certains dérivés du genre Synthwave, que nous verrons plus loin dans ce dossier.

    La Synthwave, un mouvement musical influencé

    La Synthwave est un des genres musicaux les plus riches en matière de références cinématographiques, musicales, graphiques, esthétiques, vidéoludiques, etc. Jusqu’à maintenant on ne faisait que parler des années 80, sans expliquer pourquoi la Synthwave était tant liée à cette période. Mais cette musique s’en accapare tellement les codes que l’image des 80’s nous saute aux yeux dès la première écoute d’un morceau, de par ses sonorités renvoyées, sa rythmique, ses mélodies qui viennent tout de suite taper dans la nostalgie de celui ou celle qui l’écoute.

    Les références et influences musicales

    Les références et influences, il y en a la pelle tant les années 70 et 80 ont connu de belles heures. Cette musique est sous influence rétro en permanence, à commencer par les influences et références musicales d’artistes tels que Vangelis, Wendy Carlos, Fabio Frizzi, Goblin, John Carpenter pour n’en citer que quelques-uns. Là où finalement le synthétiseur et le clavier font mouche et constituent une identité à tout cet univers au vu des noms cités.

    John Carpenter

    John Carpenter

    Les références ne s’arrêtent pas aux années 80 cependant, comme détaillé précédemment, la Synthwave étant de la musique électronique rétro-futuriste, qui nous plonge dans le futur tel qu’on l’imaginait dans les années 80. C’est pourquoi on retrouve également de nombreux groupes mythiques, plus modernes, qui ont grandement apportés à la musique électronique actuelle. On peut par exemple citer Justice comme influence de Carpenter Brut, bien que ce dernier soit plus influencé par le Metal, dont le tempo et les sonorités issus de ce genre se font fortement ressentir au sein de ses compositions.

    On en vient alors de par l’évocation de la scène Metal à la Darksynth. En clair, la partie obscure de la Synthwave dont on pourrait situer les prémices à la sortie de l’album Cosmos du duo américain Zombi, en 2004. Album qui rendait hommage à toute l’imagerie 70s et 80s, inspirés des films de Dario Argento et Lucio Fulci et des thèmes célèbres de John Carpenter et Goblin. Mais comme expliqué précédemment, la Synthwave et donc par conséquent la Darksynth indirectement, n’étaient pas encore qualifié comme telles à cette période. Encore une fois, nous y reviendrons également plus tard. Sinon à vouloir tout expliquer sans structurer, on va s’y perdre et tout mélanger…

    Suspiria

    Suspiria de Dario Argento

    Les références cinématographiques

    La Synthwave est largement influencée par les mélodies de synthétiseur provenant des films de science-fiction ou d’action des années 80 principalement, notamment à travers les filmographies de John Carpenter, Lucio Fulci, Dario Argento qu’on citait il y a tout juste deux minutes. Sans oublier quelques classiques des nouveaux arrivants de l’époque que sont Paul Verhoeven, James Cameron, Ridley ScottAinsi, on peut sans aucun problème citer Terminator, Blade Runner, RoboCop, Predator, Aliens, TRON, Total Recall, Le Flic de Berverly Hills, Retour vers le Futur, Zombi, Suspiria (pour la petit anecdote, le nom de Synthspiria est inspiré du titre du film de Dario Argento)… Toute la panoplie de films avec Stallone, Schwarzy  et compagnie également.

    L’animation japonaise des années 80 et 90 n’est pas non plus épargnée de par ses thématiques inspirantes telles que le Cyberpunk et le Futurisme : Akira, Ghost in the Shell, Golgo 13 : The Professional en sont des exemples très flagrants par exemple. Côté manga, Bubblegum Crisis, Gunnm, Armitage III et Serial Experimental Lain sont également bien présents concernant leur contexte et leur esthétique du Cyberpunk, au futur dystopique, parfois représenté et évoqué par la musique Synthwave.

    De même, les séries télévisées ne sont pas épargnées, étant elles aussi marquantes de cette décennie avec K2000, Street Hawk, Miami Vice, Magnum, Tonnerre Mécanique et les séries animées telles que Angel Cop, G.I Joe, Transformers, Iczer One et beaucoup d’autres.

    Les nanars et les séries B de cette période (années 70 et 80) sont aussi bien présents. Mais vous l’aurez compris, si on n’est pas de cette époque ou si on n’a pas mis le nez dedans, on se retrouve en terre inconnue au sujet des références et des influences, même si certaines sont tellement cultes et connues qu’il serait difficile de passer à côté !

    Les références vidéoludiques à travers le jeu-vidéo

    Les jeux-vidéo sont également concernés, les années 80 étant l’ascension de ce nouveau paradigme. L’influence se ressent sur le nom de certains groupes et de certains artistes. Power Glove, par exemple, fait référence à ce gant du même nom, faisant office de contrôleur pour la NES venu tout droit du futur, sorti en 1989. Mega Drive évoque la troisième console de SEGA du même nom (aussi connu sous le nom de Genesis aux États-Unis). Parfois certains titres portent directement le nom d’une console ou d’un terme renvoyant directement au paradigme vidéoludique, comme Sega Genesis de Trevor Something, une version retravaillée et remixée du morceau Genesis du groupe Grimes.

     

     

    De même, certains artistes intronisent des sons propres aux jeux vidéo rétro, entendez par là des sons 8-bit ou 16-bit, voire même des séquences audio d’un jeu-vidéo intégrées au morceau, comme une partie de Street Fighter II par exemple. Certaines compositions y sont entièrement dédiées, assez récemment est sortie Project Paula par exemple, une compilation réunissant plusieurs artistes issus du mouvement Synthwave, venus rendre hommage aux belles heures de l’Amiga.

    La Synthwave, un genre musical influent et porteur

    La Synthwave est beaucoup influencée et s’accapare énormément de références, mais elle en devient également influente ! En effet, on assiste depuis quelques années à une recrudescence de références aux 80’s dans plusieurs médias. Jusqu’à atteindre le mainstream, qui l’use à toutes les sauces visant à surfer sur la vague, ou plutôt sur la wave *krkrkr*.

    La renaissance des nanars et films de séries B

    De nombreux films retranscrivent ces influences comme Hobo with a Shotgun, Machete, Turbo Kid, Drive, The Summoner, etc. Mais le plus marquant et représentatif du succès accordé au kitsch de ce mouvement n’en reste pas moins le court-métrage Kung Fury de David Sandberg, un véritable hommage aux années 80 par la mise en scène, l’esthétique aux allures de vieilles K7, le pitch nanardesque à souhaite complètement déjanté, la bande originale composée par Mitch Murder et Lost Years et un tas d’autres trucs super cool, comme un retour de David Hasselhoff, des dinosaures, des bornes d’arcade, etc ! Vous pouvez voir le film complet directement sur le Youtube de LaserUnicorns.

    Suite à Kung Fury, d’autres productions de la même veine ont vu le jour et vont voir le jour, comme par exemple The Summoner de James Secker ou encore Commando Ninja du réalisateur français Benjamin Combes.

     

    On vous invite fortement également à faire un petit tour sur la chaîne Youtube des français MASEBROTHERS, une chaîne dédiée aux fausses bandes annonces, aux sketchs à la sauce 80′ et 90′, et quelques autres productions également. Un petit aperçu :

     

    Par ailleurs, très récemment est apparu la série SaturdayMan, créée par Samuel Buisseret (qui a également composé la bande originale). La série des eighties de l’an 2000, qui avait déjà eu droit à un premier court-métrage (ou épisode pilote en quelques sortes) en 2012 ! Le Monde en a fait d’ailleurs un excellent papier.

    Une série qui raconte l’histoire de ce héros, SaturdayMan, vêtu de Lycra qui combat aux côtés de quatre autres acolytes : Force Drunk, Force Dance, Force Joke et Force Sex dans le but de contrecarrer les plans de sa Némésis, le Grand Sommeil, un super-vilain qui entend supprimer la fête et veut que les citoyens se couchent avec les poules. Une série qui respire en partie l’esthétique des sentai, des animes japonais et des films d’action américains des années 1980.

    De même, l’arrivée de la série Stranger Things, la série de Netflix qui rend hommage aux années 80 et aux films fantastique et d’horreur de cette décennie, a grandement contribué à l’essor du genre, de par sa bande originale, composée par le duo de S U R V I V E, tout en y faisant référence.

    Seconde vie pour l’arcade vidéoludique sous fond de Synthwave

    Comme le cinéma, les jeux-vidéo ne sont également pas épargnés ! L’excellent jeu indépendant Hotline Miami – lui-même inspiré du film Drive – est l’un des plus connus d’entre eux et a rencontré un franc succès critique et commercial, grâce à son histoire, sa difficulté, son style eighties, ses mécaniques de jeux, ses graphismes typés 8-bit et plus particulièrement sa bande-originale, véritable bombe auditive pour tous les fans de Synthwave. C’est même ce dernier qui a lancé Perturbator. Sa suite Hotline Miami 2 : Wrong Number reprend tout ce qui a fait le succès du jeu, avec une bande originale toujours aussi énorme faisant découvrir aux joueurs également d’autres artistes issus du genre. Une véritable vitrine qui a permis à des artistes comme Carpenter Brut ou Magic Sword de s’élever.

     

    Ubisoft a également sorti en 2013 un jeu pour rendre hommage aux années 80, stand-alone de la série Far Cry, intitulé Far Cry 3 : Blood Dragon. Esthétique rétro-futuriste, musique composée par Power Glove, des références à la pelle, une ambiance unique. Le jeu a grandement permis de mettre en avant cette musique et ce mouvement si particuliers au grand public. Le succès a donné naissance également à Trials for the Blood Dragon, une autre licence d’Ubisoft qui s’est vue être adaptée à la sauce Synthwave.

    D’autres jeux vidéo s’ajouteront ces prochaines années, c’est le cas par exemple de Cyberpunk 2077, de Cyber Projekt, le studio de développement derrière la série The Witcher, qui n’a pour le moment aucune date de sortie planifiée, mais dont l’ambiance respire le rétro-futurisme à plein nez, logique étant donné le titre après tout. La composition de l’OST reste encore un mystère.

     

    D’autres jeux indépendants sont également apparus depuis, comme Furi du studio The Game Bakers qui réunit également une belle vitrine (review du jeu et de l’OST sur Synthspiria), Neon Drive de Fraoula, OutDrive développé par D Ξ N V Ξ R, DESYNC, un DOOM arcade néonesque avec Volkor X et Daniel Deluxe à la B.O (review du jeu et de l’OST sur Synthspiria), Stories Untold, une aventure textuelle sur une B.O à la Stranger Things (review de Stories Untold). 

    La Synthwave dans les médias mainstream

    La musique Synthwave, de par sa popularité croissante s’invite même au sein de grosses productions qu’on pourrait qualifier de mainstream. Dernièrement, c’est le long-métrage Death Note réalisé par Adam Wingard, produit par Netflix qui s’octroyait une assez belle bande originale qui réunissait des morceaux de Jordan F et de Makeup And Vanity Set, bien connus du mouvement Synthwave. Et c’est finalement la seule chose qu’on retiendra finalement de cette tentative d’adaptation de l’oeuvre de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, la BO.

    On a pu également apercevoir en 2017 le trailer de Thor Ragnarok avec le morceau In the Face of Evil de Magic Sword, trio qu’on avait découvert après la sortie de leur premier album en 2015, Volume I (review). Dont l’esthétique recherchée fait également référence au kitsch des années 80, rien que la typographie de “Ragnarok” nous annonce la couleur.

     

    Par ailleurs, l’esthétisme de la Synthwave est d’autant plus utilisée. Un exemple flagrant, la pochette de ce single de Chris Brown. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais représentatif d’une tendance qui s’installe. N’allez pas écouter ça par contre. On vous le déconseille, pour le bien de vos tympans.

    Pochette du single de Chris Brown qui s'inspire de l'esthétique dela Synthwave

    Vous l’aurez compris, la Synthwave, depuis quelques années et particulièrement en cette année 2017, s’introduit désormais dans la culture populaire de masse, musicalement et visuellement. Un petit tour sur Google Tendances pour se rendre compte de cette croissance suffit. Ça monte, ça monte… On en vient alors à l’esthétique de la Synthwave, de manière plus précise et détaillée.

    Synthwave : Tout savoir de ce genre venu des années 2080

    Une esthétique marquée et de plus en plus prisée

    La Synthwave adopte différentes styles en terme d’esthétique, mais certains thèmes sont récurrent, de même que les éléments qui y sont associées ainsi que la colorimétrie, assez peu variée et forcément caractéristique du genre. La Synthwave se base énormément, comme on l’a vu précédemment sur une culture des années 80, particulièrement à travers les œuvres de Science-Fiction.

    Par ailleurs, les années 80 étant baigné dans les débuts de l’informatique, du jeu-vidéo, des films de séries B comme les slashers et de séries télévisées se passant à Miami ou Los Angeles en plein été ensoleillé, on y retrouve forcément tous ces éléments au sein des compositions visuelles. A l’instar des musiciens, beaucoup d’artistes s’accaparent alors ce style aussi en graphisme, leur rappelant un certain pan de toute cette culture passée. Encore une fois, un élan de nostalgie et d’inspiration.

    L’esthétique Synthwave est alors une véritable galerie d’art de nostalgie dégageant sa propre identité.

    L’esthétique Rétro-Futuriste aux néons

    Dans un premier temps, les premières choses à remarquer dans l’esthétique rétro-futuriste accordée à la Synthwave, sont les différentes couleurs utilisées. Généralement, on y retrouve des teintes foncées comme le noir et le violet sur lesquels viennent s’ajouter du bleu ou du rose flashy ou néon, dans le but de marquer un contraste entre ces deux palettes de couleurs.

    Dans un second temps, en terme de logos, ces derniers possèdent une typographie épaisse et bien souvent en 3D et texturisés d’une façon métallique, chromés avec des reflets montagnes ou déserts et parfois quelques halos lumineux venant apporter des éléments de brillantes aux sommets de certaines lettres.  On retrouve cette caractéristique notamment sur les logos aux termes double. Le second terme ayant une typographie parfois faite à la main avec une allure d’un gros trait de pinceau rappelant un peu une typographie à la Street Fighter ou bien une typographie creuse faite de lasers et néons.

    En terme de décor, on y retrouve les fameuses montagnes où sont apparents les polygones dont les arrêtes sont des lasers ; un quadrillage généralement de couleur rouge, violet ou rose dont les arrêtes rappellent également les lasers de par le lueur diffuse ; un fond souvent sombre, comme une partie étoilée dans le but de faire mieux ressortir les éléments que composent les décors. Aussi

    L'esthétique rétro-furriste de la Synthwave au travers d'albums

    De gauche à droite et de haut en bas :

    • Compilation Drive Radio Selection Volume 2  (Cover : Ernesto Suarez, Andros Graphix et To Midnight)
    • GUNSHIP de Gunship (Cover : James White a.k.a Signalnoise)
    • Stellar de FM Attack (Cover : – )
    • Far Cry 3 Blood Dragon de Power Glove (Cover : James White a.k.a Signalnoise )

    L’esthétique Miami Night, Summer & Kitsch

    Comme expliqué précédemment pour les logos, la typographie utilisée peut être également une typographie épaisse et également chromée, mais d’une manière générale, celle-ci s’en retrouve allégée. De même, pour les logos ou titres à double terme, la typographie secondaire est également faite à la main, bien moins épaisse avec une couleur flashy.

    Pour évoquer, la nuit et l’été, la présence du soleil, dans son coucher ou lever est souvent utilisée (parfois ce dernier a des rayures espacées et rempli d’un dégradé allant du jaune au rose,  comme on peut le voir sur la pochette de l’album de Gunship sur l’image précédent). Bien entendu, les palmiers et cocotiers sont également de la partie !

    On peut aussi noter la présence de voitures sportives des années 80, à vive allure ou à l’arrêt, ainsi que la présence féminine d’une pin-up par exemple, ou de simples personnes en tenues kitsch (comme la tenue de fitness & gym typique de cette décennie).

    L'esthétique Miami Night and Summer de la Synthwave

    De gauche à droite et de haut en bas :

    • Crystal City de Robert Parker (Cover : – )
    • When Summer Ends… de Android Automatic (Cover : Neon Dream Designs)
    • Modern Moves de Robert Parker (Cover : Kenzo Art)
    • Extreme Pizza Power de Vincenzo Salvia (Cover : – )

    L’esthétique Darksynth

    Changement de ton puisqu’on arrive dans le côté obscur de la Synthwave. Ici, exit le soleil, l’été, les palmiers, etc. Cette esthétique s’accapare parfois les mêmes caractéristiques que celle associée au rétro-futurisme, la Darksynth étant souvent plongée dans cet univers et ce contexte. Toutefois, quelques différences subsistent.

    On peut noter par exemple que pour les couleurs, elle appartiennent à un spectre bien plus sombre avec des teintes rouges, bleues et noires. En terme de logos, l’usage d’une typographie agressive est de rigueur, au même titre que sa couleur. On dispose alors d’une typographie également faite à la main, à gros coups de pinceau ou d’aérographe. On retrouve cette même caractéristique pour un logo secondaire généralement, avec l’usage de néons/lasers dans certains cas.

    Aussi, et pas des moindres, l’univers évoqué et transmis à nos belles mirettes est horrifique et sombre, évoquant également une dystopie fantastique (monstres, zombies, squelettes, androïdes, démons…) C’est de la Darksynth, pas un ballet de danse en tutu. Il n’est pas anodin de remarquer la présence d’une femme sexy, une succube, ou forme féminine vampirique ou autre.

    L'esthétique Synthwave par les cover d'albums Darksynth

    De gauche à droite et de haut en bas :

    • Evil Technology de VHS Glitch (Cover : Ariel ZB)
    • I Am the Night de Perturbator (Cover : -)
    • Pentode de HUBRID et Billy Mays Band (Cover : Atomcyber)
    • Corruptor de Daniel Deluxe (Cover : Jovan Banks)

    Pour découvrir d’autres graphistes et artistes visuels, on vous conseille la rubrique « Designers » chez nos confrères de Retro Synthwave.

    Les différents genres et dérivés de la Synthwave

    Depuis sa caractérisation et dénomination en tant que musique Synthwave, le genre Synthwave s’est vu décliné en différents sous-genres, permettant de mieux appréhender les différents types de musique et ne pas mettre tout dans le même panier. Parce qu’entre un morceau de Vincenzo Salvia et le dernier Carpenter Brut, il y a un fossé.

    Toutefois, ces sous-genres sont pour la plupart assez difficiles à caractériser et résultent plus souvent d’un nom balancé comme ça qui représente à la louche la musique auquel il est associé. Même certains artistes ne savent pas vraiment comment caractériser leur propre musique et leur appartenance à un genre précis. On entend parler vaguement de « retro-eighties » d’un côté, de « darksynth » de l’autre en passant par « minimal synth », « synthpop », « hard synth », « cyberpunk music », « dreamwave », « horror synth »,« outrun», … parfois à tort. Bref, ce n’est pas clair.

    Cependant, quelques sous-genres se distinguent et se définissent plutôt bien. Ce n’est pas une vérité absolue, mais chez Synthspiria, nous voyons les choses comme ce qui suit. De quoi donner quelques pistes et un peu d’ordre.

    La Darksynth, le côté sombre de la Synthwave

    Comme son nom l’indique, la Darksynth concerne la partie obscure de la Synthwave, ou comme le titrait Libération dans une de ses tribunes écrite par Olivier Drago :  Les ténèbres de l’electro. Un genre dont les thématiques sont plus sombres, lourdes et tragiques (que traduisent notamment les pochettes présentées précédemment), bien souvent inspirées des films d’horreur et de science-fiction des années 70 et 80.  Au sein de la DarkSynth, on retrouve surtout une forte influence Metal, et souvent les artistes de ce courant ont participé ou participent toujours à un groupe de cette scène avant de monter leur projet solo Synthwave. Comme GUNSHIP qui est composé du guitariste/choriste et du batteur de FIGHTSTAR. La Darksynth, c’est l’association de la hargne du Metal et de la rythmique Electro.

    La symbolique Satanique est également un thème majeur de la DarkSynth, avec l’usage de certains symboles (pentacle, croix chrétienne inversée…)

    Artistes : Perturbator, Dance with The Dead, Daniel Deluxe, Carpenter Brut, Lazerpunk, Volkor X, Absolute Valentine, Hollywood Burns…

    L’Horror Synth et la Slasherwave, ça va couper Chérie !

    A travers la Darksynth, on peut décliner également deux autres sous genres : l’Horror Synth et la Slasherwave. L’Horror Synth, qui retranscris immédiatement les mélodies des bandes originales de films d’horreur des années 80 et 70 (Slasher, Thriller, Giallo…), de manière plus marquée et dont l’influence se perçoit plus explicitement.

    Artistes : TERRORTRON, VHS Glitch, Electric Dragon, Nightcrawler, Cristian Bergagna, Dakarius, le label Giallo Disco Records…

    La Slasherwave,  un terme assez atypique qui est issu de la musique de GosT, qui au-delà de ses influences Metal et de l’usage de synthétiseurs, emploie des coups de basses déformées et boites à rythmes sur-compressées, avec des cassures, croissances et décroissances très marquées.

     

    Artistes : GosT, Neoslave, SurgeryHead, HUBRID…

    Cependant, ces deux genres étant assez limités, on s’accordera plus sur le terme Darksynth d’une manière plus globale.

    L’Outrun ou la Synthwave de la route

    L’Outrun est un sous-genre assez difficile à qualifier car il est souvent confondu avec la Synthwave, l’Outrun caractérisant généralement la musique de Kavinsky et ce dernier étant un des pionniers de la Synthwave, le rapprochement est souvent fait à tort.

    L’Outrun est de la Synthwave, mais ce sous-genre évoque à travers ses sonorités la conduite d’une voiture de sport, d’où le fait qu’elle est associée à Kavinsky, ce dernier ayant une esthétique et un univers très à la « Drive » justement. On y retrouve alors une rythmique dynamique sans limitation de vitesse, à la manière d’un bagnole qui roule à vive allure et une ambiance de conduite, qui sort tout droit de l’auto-radio.

    Artistes : Kavinsky, Alpha 88, Shyguys, Sung, Aerds…

    La Dreamwave, la plus nostalgique et romantique

    La Dreamwave est un sous-genre très proche de ce qu’on appellerait la Synthwave “classique” avec des sonorités typiques de la musiques Synthpop des années 80, sous élans d’influences de musiques de jeux-vidéo et d’electro disco. La Dreamwave a  l’intention d’être légère, de transporter la personne qui en écoute dans un rêve (facile à deviner).

    Une certaine relaxation et un sentiment d’euphorie se font ressentir, à travers des mélodies romantiques et mélancoliques. Généralement, la Synthwave étant un genre très instrumental, la Dreamwave suit cette tendance, cependant certains morceaux sont chantées.

     

    Artistes : FM 84, The Midnight, Timecop1983, VHS Dreams, Trevor Something, College…

    La Chillwave ou  la « Synthwave » comme on l’entend

    La Chillwave est ce qu’on appellerait la Synthwave comme on l’entend d’une manière globale, du moins, c’est ce qui y ressemblerait le plus si la Synthwave n’avait qu’un seul genre et sous-genre. Uniquement en instrumental, elle se caractérise notamment de vives notes de synthétiseur.

     

     

    Artistes : Miami Nights 1984, Waveshaper, Robert Parker, Lazerhawk, Botnit…

    Le (neo) Italo Disco, le retour du soleil de Italie

    On assiste également à un retour en force de l’Italo Disco, genre bien connu des années 70 et 80. Les jeunes compositeurs italiens lui apportent quand même un coup de frais et de modernité pour la remettre au goût du jour. Un Neo/Nu Italo Disco ?

    Artistes : Vincenzo Salvia, ABOBO, Dreamcatcher, Andy Fox, Javananda…

    La FutureSynth / Space Synth, la Synthwave de l’Espace

    La Space Synth renvoie à ce terme américain qui désignait les nouveaux et différents styles musicaux émergents des années 80 issus de la musique électronique européenne. Sa dénomination revient sur le devant de la scène également à travers la Synthwave, dans une manière plus modernisée, à l’instar de l’Italo Disco évoqué précédemment.

    Elle est aussi plus communément définie sous le terme Future Synth. La plupart des morceaux sont entièrement instrumentaux et se concentrent sur des thèmes futuristes, de science-fiction et de scène de combat épique avec des lignes de basse entraînantes et des riffs de synthétiseurs accrocheurs. Le but étant de transporter l’auditeur en apesanteur.

    Artites : Stilz, Dynatron, Ben Until, LVX, Leslie Nayoko, SkelOne…

    La Synthpop, la renaissance de la pop au synthé

    La Synthpop est un genre clairement à part entière, aussi né dans les années 80 aussi proche de la new wave. Avec l’arrivée de la Synthwave, un renouveau du genre est survenu, notamment au travers des morceaux Synthwave chantés, comme celui-ci dessous.

     

    Artistes : Electric Youth, Anna of the North, Anoraak, Trevor Something, NINA…

    La Vaporwave ou la critique dystopique musicale

    Il ne s’agit pas véritablement d’un sous-genre de la Synthwave, puisque ce genre étant tellement complet qu’il pourrait se suffire à lui-même. Et comme nous sommes en train de préparer un dossier entièrement dédié à ce genre, on va citer Wikipédia, qui l’explique plutôt bien dans les grandes lignes.

    « La vaporwave est un genre musical et mouvement artistique, ayant émergé dans les années 2010 des scènes dance indépendantes comme le seapunk, la bounce house, la witch house, et le chillwave. La vaporwave est caractérisée par sa nostalgie et sa fascination pour la culture rétro, la technologie, et les pubs des années 1980 et 1990.

    Bien que son attitude et son message soient divergents et ambigus, la vaporwave sert à la fois de critique et de parodie de la société de consommation, le système capitaliste, la propagande, de la culture yuppie des années 1980, et de la musique new age. »

    Oui, nous sommes fainéants. Mais on repassera ici une fois le dossier Vaporwave terminé pour le lier à ce dossier. D’autant que la Vaporwave regroupe aussi des sous-genres !

    Artistes : Macintosh Plus, 2814, Vektroid, NxxxxxS, chris†††, Blank Banshee, マクロスMACROSS 82-99, PZA,…

    La Post Darksynth, l’avenir de la Darksynth ?

    On se pose la question, si la Darksynth se tourne actuellement vers une autre forme de sous-genre, tant ce dernier évolue. Des artistes arrivent à se détacher suffisamment du genre Darksynth pour proposer quelque chose de nouveau tout en restant dans les cases qui caractérisent la Darksynth. Est-ce un véritable sous-genre qui va se développer ? Seul le futur peut nous le dire, mais ce qu’on a pu remarquer en 2017, c’est bien de la nouveauté dans le genre Darksynth.

    Artistes : Perturbator (New Model EP), Danger, Sierra…

    L’Electro Body Synth Music, la Darksynth « clubbing »

    La Darksynth a aussi sa variante plus orientée clubbing, dans le but de se mouver sur des grosses basses. Une chaîne Youtube est apparue récemment entièrement dédiée à ce sous-genre, la chaîne Electro Body Synth Music.

    Artistes : Power Glove, Ohota, Killer Instinct, Réno…

    La Synthwave en France

    Entre la France et la musique électronique, il existe un véritable amour et une véritable passion. La Synthwave, c’est français ! Oui Monsieur !
    Depuis la popularisation et le tournant de la musique électronique à la fin des années 90 puis au début des années 2000, notamment grâce à la popularisation de ce qu’on appelait la French-touch avec l’arrivée des Daft Punk et ses albums Homework, puis Discovery, la musique électronique a toujours été une vitrine aux artistes français dans le monde : Daft Punk, Mr. Oizo, Justice, Etienne de Crécy, Tchami, Laurent Garnier… Du beau monde.

    Il est donc normal de retrouver un bon paquet d’artistes français souvent indépendants appartenant au genre Synthwave depuis quelques années ! Carpenter Brut, Dan Terminus, College, Noir Deco, Kavinsky, Anoraak, Minitel Rose, Perturbator, Lifelike, Absolute Valentine, Reznyck et beaucoup d’autres. Certains concerts sont accessibles à tous, très souvent sur Paris, mais la scène s’exporte dans l’Hexagone !

    Le festival Synthzilla

    En 2015, fut créé le Synthzilla, un festival entièrement dédié à la Synthwave qui a tenu deux éditions à Lyon. Malheureusement, le festival n’a pas pu lancer de troisième édition, suite à des petits soucis financiers. Wait & See pour la suite !

     

    De plus en plus de soirées organisées en France

    Cette année, des soirées Synthwave, il y en a eu à la pelle. A commencer par les Retro Synth Fury, qui ont compté six éditions cette année sur Paris, grâce à Lazerdiscs Records et Drive Radio. Des concerts ont été organisés, ici et là. De plus en plus d’artistes internationaux viennent en France jouer. Des soirées ici et là sont organisées en dehors de Paris, choses qui étaient très rare avant en dehors du Synthzilla Festival :  à Nantes, à Lyon, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg…

    Synthwave : Tout savoir de ce genre venu des années 2080

    Anoraak à la Retro Synth Fury #1 / Crédit : Gaëtan Abgrall

    Aussi la montée du genre et de ses têtes de file. Perturbator et Carpenter Brut tournent dans certains festivals Electro, mais pas que ! En effet, l’année dernière, le Hellfest accueillait Perturbator, cette année 2018, c’est au tour de Carpenter Brut de venir faire headbanger tout ce petit beau monde. Le bougre a aussi une date à l’Olympia en mars 2018 !

     

    Et dans le reste du monde ?

    Là aussi, les événements se multiplient, aux Etats-Unis, des artistes comme The Midnight font salles combles par exemple. De même, un festival entièrement dédié au genre et au retrogaming va être lancé cette année, le Neon Festival.

    Le Royaume-Uni a vu apparaître deux festivals, le Retro Future Fest et son édition hivernale le NEON Winter ainsi que le festival Outland ; et de multiples soirées à l’instar de l’Allemagne également. En Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Europe de l’Est, Australie, en France, en Allemagne, en Russie… des événements se multiplient et sont plus nombreux. Le genre commence à émerger de sa niche et à rassembler de plus en plus de monde et de plus en plus d’artistes se lancent dans cet univers. Ce n’est que le début !

    Pourquoi écouter de la Synthwave ?

    La naissance de la Synthwave est une véritable bouffée d’air frais dans la musique électronique ! Un genre ayant ses propres codes, son propre univers, ses propres influences et références tirées de différents médias : jeux-vidéo, cinéma, arts graphiques, littérature, science-fiction. C’est ce que tous les artistes appartenant au mouvement synthwave et bercés par toute une période culturelle essayent de retranscrire dans leurs musiques, avec beaucoup de passion et de nostalgie.

    La Synthwave est un art complet, accessible et compréhensible par tous, mais encore trop méconnu. Un genre qui rassemble ! Lors des événements c’est tout un monde issu de différents univers qui se réunit comme une grande famille, de l’adepte du Metal, au passionné d’electro, en passant par le gamer effréné, le geek un peu paumé et la nana qui se déhanche en soutif, jusqu’alors, aucun genre électronique n’avait autant de diversité !

    C’est pourquoi si ce n’est déjà fait, on vous invite à découvrir ce genre musical si riche… et si bon ! Ça vous transporte loin des tracas de la vie, vous vous imaginez en pleine nuit au volant d’une belle et vieille voiture fonçant à vive allure sur une longue avenue de Miami. Et rien ne peut vous arrêter, rien, sauf la fin d’un bon morceau de Synthwave, que vous n’hésiterez pas à remettre en boucle encore et encore… Groove !

    Photo d’en-tête par Ludwig OBLIN (Lytnim Photography), photographe Retrowave. Lire son interview sur Synthspiria.

     

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    « Ils ont donné leur vie pour la France. Et nous ? Panama 2018 »
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