• La technologie Blockchain : révolution dans l'industrie musicale ?

    La technologie Blockchain : révolution dans l'industrie musicale ?

     

    Aujourd’hui, la blockchain dépasse largement la sphère technologique.

    Elle est devenue un enjeu politique et économique.

    Là où l’Internet ne permettait que le partage de l’information de pair à pair,

    la blockchain va plus loin

    en permettant aussi et surtout le partage de la valeur.

     

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    Texte suivi d'une Vidéo

     

     

    La Blockchain est une technologie de rupture née d’une crise.  Elle illustre à merveille le concept de “destruction créatrice” qu’a développé l’économiste et philosophe Joseph Schumpeter au XIXème siècle pour décrire le processus d’innovation et ses impacts.

     

    La Blockchain est apparue en 2008 en réponse à la crise financière. Conçue comme remède à la défiance vis à vis des institutions, c’est en 2017 qu’elle a connu une apogée médiatique à travers l’envolée de la cryptomonnaie Bitcoin.

     

    Le Bitcoin constitue l’application la plus connue de la Blockchain mais représente son essence même. Les cryptomonnaies rémunèrent en effet  les “mineurs”, et permettent le fonctionnement d'un réseau distribué. Le bitcoin souvent assimilé à la blockchain réunit à la fois les espoirs d’un changement et cristallise les crispations des acteurs installés.

    Médiatisation intense

    Il y a tout d’abord un terrain favorable, maintenant, à l’émergence et au succès d’une telle technologie qui vient d’une prise de conscience et d’une volonté de changement. La Blockchain revient aux fondamentaux d’Internet en reposant sur un système décentralisé et distribué. Les cypherpunks des débuts et plus récemment des internautes précurseurs l’ont adopté rapidement. Elle offre en effet la possibilité de se réapproprier ses données, en d’autres termes leur liberté sur le réseau.

    Enjeu politique et économique

    Les GAFA suscitent en effet des craintes légitimes. Ils concentrent aujourd’hui la quasi totalité des revenus et de la valeur d’Internet en se nourrissant de nos données. Les scandales tels que le Cambridge Analytica illustrent les risques et ne font que renforcer l’envie d’un futur où les utilisateurs gardent le contrôle, un réseau véritablement distribué et transparent. 

    Encore émergente, il faudra plusieurs années pour que la blockchain se diffuse dans les pratiques et il en faudra plus encore pour la rendre un jour « mainstream ».

    Aujourd’hui, la blockchain dépasse largement la sphère technologique. Elle est devenue un enjeu politique et économique. C’est une opportunité pour orienter et structurer le développement des pays émergents, qui pourraient trouver leur place dans cette nouvelle économie. Ce n’est pas un hasard si un certain nombre de pays émergents, à l’exemple du Venezuela, crée sa propre cryptomonnaie pour faire face à la  "tyrannie du dollar étasunien".

    On présente souvent la monnaie et les institutions financières comme le dernier bastion restant à disrupter.

    Là où l’Internet ne permettait que le partage de l’information de pair à pair, la blockchain va plus loin en permettant aussi et surtout le partage de la valeur.

    Enorme potentiel dans la musique

    Le marché de la musique est un marché très concentré. À titre de comparaison l’industrie du cinéma est aujourd’hui beaucoup plus fragmentée, ce qui a permis  l’essor de nouveaux grands studios comme Netflix. Et pourtant il n’y a jamais eu autant d’artistes indépendants et auto-produits. On prévoit plus de 40 millions d’artistes indépendants d’ici les 5 prochaines années.

    En même temps qu’il démocratise l’accès à la musique via les plateformes, le monde digital n’a jamais été autant démocratisé, les inégalités liées à la répartition de revenus se creusent entre les ayants droits et les différentes parties prenantes. Avec le modèle digital historique du « téléchargement » l’artiste gagnait encore 40% des revenus générés tandis qu’il ne gagne plus que 4% en moyenne avec le streaming ! Tout cela est exacerbé par les valorisations récentes de certains grand acteurs comme Universal (plus de 40 milliards de dollars) et Spotify (plus de 25 milliards de dollars).

    Résultat ? Une frustration couplée à une révolte des artistes - même les plus connus - qui n’hésitent plus à se faire entendre des grandes institutions publiques comme la Commission Européenne, ou décident de sortir tout simplement des circuits classiques de l'industrie. Or, sans juste rémunération des artistes, il n’y a ni création, ni industrie. C’est là qu’une technologie comme la blockchain prend tout son sens !

    La blockchain impacte positivement l’ensemble de la chaîne de la valeur de ce marché. Elle permettrait de rémunérer de manière plus juste et plus rapide les artistes. Elle démultiplie aussi les opportunités de collaboration. Elle rendrait plus efficace la distribution de la musique. La blockchain est également particulièrement adaptée aux mutations de l’industrie. Elle accompagne le développement de l’auto-production et d’indépendance vis à vis de labels et autres acteurs de l’écosystème. Enfin, elle s’inscrit parfaitement dans notre monde actuel où la musique traverse les frontières pour s’enrichir du mélange de cultures. De par ses caractéristiques intrinsèques et ses attributs : décentralisée, de pair à pair, transparente, désintermédiée, traçable, reposant sur le consensus... la blockchain invite à repenser la gouvernance et la distribution de la valeur dans l’écosystème de la musique. Elle est ainsi l’outil rêvé pour créer des nouvelles applications qui répondent aux maux de l’industrie.

     

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    La technologie Blockchain : révolution dans l'industrie musicale ? 

     

    Comment ça marche ?

    Toute blockchain publique fonctionne nécessairement avec une monnaie ou un token(jeton) programmable, le Bitcoin est un exemple de monnaie programmable. Les transactions effectuées entre les utilisateurs du réseau sont regroupées par blocs. Chaque bloc est validé par les noeuds du réseau appelés les “mineurs”, selon des techniques qui dépendent du type de blockchain. Dans la blockchain du bitcoin cette technique est appelée le “Proof-of-Work”, preuve de travail, et consiste en la résolution de problèmes algorithmiques.

    Une fois le bloc validé, il est horodaté et ajouté à la chaîne de blocs. La transaction est alors visible pour le récepteur ainsi que l’ensemble du réseau.

    Le potentiel de la blockchain

    Le caractère décentralisé de la blockchain, couplé avec sa sécurité et sa transparence, promet un éventail d’applications, qui peuvent se classer en 3 catégories :

    • Les applications pour le transfert d’actifs (utilisation monétaire, mais pas uniquement : titres, votes, actions, obligations…).
    • Les applications de la blockchain en tant que registre : elle assure ainsi une meilleure traçabilité des produits et des actifs.
    • Les smart contracts : il s’agit de programmes autonomes qui exécutent automatiquement les conditions et termes d’un contrat, sans nécessiter d’intervention humaine une fois démarrés.

    Les champs d’exploitation sont immenses : banques, assurance, santé et industrie pharmaceutique, supply chain de nombreux secteurs (agroalimentaire, luxe, commerce international, distribution, vins, aéronautique, automobile…), industrie musicale, énergie, immobilier, vote…

    La blockchain offre surtout la voie d’un nouveau web, un web décentralisé, et d’une nouvelle économie numérique, la token économie…

    Regardez la vidéo suivante pour clarifier vos doutes..

     

     

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    « Si nous ne tuons pas l’islamisme, c’est lui qui nous tueraLES VIEUX VONT ENCORE CRACHER AU BASSINET »
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